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BAD – Maroc : 487 millions de dollars pour la gouvernance économique et la résilience climatique

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, à Abidjan, un financement destiné à la troisième phase d’un programme d’appui aux réformes.

La Rédaction Neybras Par la rédaction
·2 min de lecture
Vaste champ de miroirs solaires et tour centrale dans un paysage désertique, au pied de montagnes
Au Maroc, les réformes structurelles visent à renforcer la résilience de l’économie, à stimuler l’investissement privé et à accélérer la transition vers une économie bas-carbone.

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a accordé au Maroc, à Abidjan, un financement de 487 millions de dollars américains. Il porte sur la troisième phase du Programme d’appui au renforcement de la gouvernance économique et de la résilience au changement climatique (PGRCC-Phase III).

L’objectif annoncé

Selon la BAD, le programme vise à soutenir une croissance plus dynamique, plus inclusive et plus résiliente aux chocs exogènes et climatiques. Il entend renforcer le rôle du secteur privé comme moteur de l’investissement et de la création de valeur, tout en recentrant l’État sur ses fonctions stratégiques.

Deux volets

  • Optimiser les vecteurs de l’action publique : restructuration du portefeuille des entreprises publiques, modernisation du cadre des partenariats public-privé, amélioration du climat des affaires. La BAD en attend une mobilisation accrue de l’investissement privé, notamment au profit des PME, de l’innovation et de l’intégration aux chaînes de valeur mondiales.
  • Renforcer la résilience climatique et énergétique : modernisation de la gouvernance des secteurs de l’eau et de l’électricité, et meilleure intégration des enjeux climatiques dans les politiques publiques.

Un contexte de chocs externes

Cette troisième phase consolide les réformes des phases précédentes. Elle accompagne aussi le Maroc face aux effets de la crise au Moyen-Orient, qui se traduisent, selon la BAD, par une hausse des coûts de l’énergie et du transport. Elle s’inscrit dans le Cadre mondial de réponse à la crise de l’énergie et des engrais du Groupe de la Banque.

Les déclarations

Pour Abdoulaye Coulibaly, directeur du département de la Gouvernance et des Réformes économiques à la BAD, l’ambition est d’amortir les chocs économiques, énergétiques ou climatiques et de consolider les réformes structurelles. Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la Banque au Maroc, souligne que le Maroc a poursuivi ses réformes malgré les chocs externes.

Un partenariat ancien

Depuis 1978, le Groupe de la BAD a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour plus de 150 projets au Maroc, dans les transports, l’énergie, l’eau et l’assainissement, l’agriculture et la protection sociale.

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Source : communiqué de presse du Groupe de la Banque africaine de développement